L'importance du dépistage du cancer du sein

Publié le 13 octobre 2026 à 09:00

L’importance du dépistage du cancer du sein

Le dépistage du cancer du sein est essentiel, car il permet de détecter une anomalie à un stade précoce, parfois avant l’apparition de symptômes. Lorsqu’un cancer est identifié tôt, les traitements sont souvent moins lourds et les chances de guérison sont généralement meilleures.

En France, le dépistage organisé s’adresse aux femmes de 50 à 74 ans, sans symptôme ni facteur de risque particulier, avec une mammographie prise en charge tous les 2 ans. Toutefois, une surveillance adaptée peut être proposée plus tôt ou plus fréquemment en cas de risque élevé, notamment en présence d’antécédents familiaux ou d’une prédisposition génétique.

Entre 2 examens, il est important de consulter rapidement un professionnel de santé en cas de changement inhabituel du sein : boule, modification de la peau ou du mamelon, écoulement, douleur persistante ou changement de forme.

Le dépistage ne remplace pas l’attention portée à son corps, mais constitue un outil majeur de prévention et de prise en charge précoce.

Vous trouverez ici une vidéo de dépistage pour effectuer son auto palpation. Cette vidéo est faite par l'association dont je vous ai déjà parlé précédemment : T'Hâtez-vous. Simple et facile à comprendre, faites le régulièrement et à la moindre hésitation, au moindre doute allez consulter. 

Vidéo explicative pour une auto palpation préventive

Pourquoi prévenir plutôt que guérir ?

Je vais vous raconter un peu une partie de mon histoire. Certes j'estime être très chanceuse comparé à d'autres femmes. Et je remercie le ciel, enfin je l'ai remercié après.

Il y a presque 20 ans, j'ai eu une douleur au sein gauche. Une sensation d'écoulement à l'intérieur comme si quelque chose se vidait. J'avais cette sensation très bizarre à l'intérieur de mon corps que je ne comprenais pas.

La 1ère chose à laquelle j'ai pensé : '' j'ai peut être un put' de CANCER DU SEIN, à même pas 30 ans." J'étais trop jeune pour avoir cette maladie. Impensable pour moi, impossible même. Non pas moi pas maintenant !" C'est ce que l'on se dit toutes sans exception le jour où.... A cette époque j'envisageais d'avoir un second enfant. Je ne voulais pas que l'on m'enlève ce souhait.

C'est vrai que le cancer touche tous les âges parfois même in utero. Mais ce type de cancer est en général et je parle bien en général, un cancer qui arrive plus tard dans une femme d'une femme. La Ligue contre le cancer donne ses chiffres aujourd'hui : 

  • âge médian au diagnostic autour de 64 ans ;
  • près de 80 % des cancers du sein se développent après 50 ans.

Je ne faisais pas partie de ces tranches d'âge à l'époque. Loin de là ! 

J'ai contacté l'IPC, l'Institut Paoli-Calmettes à Marseille. Au téléphone, ils ont été adorables : une équipe à l'écoute, qui m'a demandé de venir dès que possible pour passer des examens, car ces sensations et douleurs n'étaient pas normale.

La fameuse mammographie, douloureuse, suivie d'une ponction avec une aiguille longue comme l'avant-bras — alors que j'ai une peur bleue des aiguilles —, sans oublier l'attente interminable des résultats. Je me souviens avoir appelé un membre de ma famille et lui avoir confié toutes mes peurs. 

Angoisse, stress, peur pour mon premier enfant et mon mari, colère, peur de la mort…

Tout mon entourage avait peur pour moi. C'était une véritable horreur à vivre, comme si le temps s'était arrêté, suspendu. Les secondes étaient des mois, les minutes des années. C'était la sensation que j'avais durant cette période de ma vie. Le temps était au ralenti.

Je comprends toutes les femmes qui ont traversé ces moments d'angoisse, entre douleur et émotions. Que l'on soit une femme ou un homme, faire face à une suspicion de cancer est une épreuve terrible : entre les premiers doutes et les résultats des analyses ou des examens, comme l'IRM, l'attente devient une véritable torture.

Lorsque je suis retournée à l'IPC pour recevoir mes résultats, mon mari était à mes côtés. Sans lui, je ne pense pas que j'aurais réussi à franchir la porte de l'institut.

"ce n'est pas un cancer madame."

Mon Dieu, merci ! Je n’ai pas de cancer. Mon cœur a repris son rythme, mon souffle est revenu. Mon mari était soulagé aussi. Son visage s'est décrispé.

Mais alors, qu’avais-je ? Impossible pour eux de le dire. Ils m’ont simplement recommandé de surveiller la situation si cela recommençait.

Je ne peux pas dire que je n’ai jamais eu aussi peur de toute ma vie, ce serait vous mentir : j’avais déjà traversé d’autres événements très angoissants. Mais une chose est certaine : après ce moment, plus rien n’a jamais été pareil.

Depuis ce jour, je me fais surveiller par mon gynécologue régulièrement tout comme pour le cancer du col de l'Utérus avec le dépistage du papillomavirus.

Que ce serait il passé si je n'avais pas consulté, fais ces différents examens ? Et si cela avait été un cancer ? Personne ne peut le dire.

Alors prenez y vous tôt : faites vous dépister, même si cela fait peur ! Plus tôt c'est détecté : plus vos chances de guérison seront grandes. Et qui s'est le résultat sera bénin pour vous aussi.

N'attendez pas, ne repoussez pas, par peur.

***

Je finirai par : pensez aussi si vous le pouvez en fonction de vos moyens à faire un don pour la recherche. Vous pouvez le faire sur le site de L'IPC de Marseille, ou à une association ou directement à la Ligue contre le Cancer. Merci pour chaque don : 1 pas de plus vers la Victoire.

Merci d'avoir pris le temps de lire mon article. Partagez le sur les réseaux et n'hésitez pas à écrire un commentaire si mon article vous a plu ou si vous souhaitez partager votre expérience. Ensemble, nous pouvons aider chacun à retrouver son sourire.

Prenez bien soin de vous et contactez moi si vous souhaitez être accompagné dans l'épreuve douloureuse que vous vivez aujourd'hui.

Silvia - Sophrologue Certifiée pour vous accompagner dans les épreuves du Cancer, la Fin de Vie, le Deuil et les violences afin de retrouver une vie sereine, apaisée et .... votre Sourire

 

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