Les étapes du Deuil

Publié le 1 septembre 2026 à 09:31

Mieux les comprendre pour mieux les accepter

Le deuil est un processus complexe qui varie d'une personne à l'autre. Il est souvent décrit en plusieurs étapes, mais il est crucial de comprendre que ces étapes ne sont pas linéaires et peuvent se vivre indépendamment les unes des autres. Voici un résumé des étapes du deuil :

1. Le Choc et le Négation

Cette première étape est souvent marquée par une incapacité à accepter la réalité de la perte. On peut se sentir engourdi, comme si rien n'était réel. C'est une réaction normale qui permet de protéger notre esprit face à la douleur immédiate.

2. La Colère

Après le choc, il est fréquent de ressentir de la colère. Cette colère peut être dirigée vers soi-même, vers les autres, ou même vers la personne décédée. Reconnaître cette colère est essentiel pour avancer dans le processus de deuil.

3. Le Marchandage

Dans cette étape, on cherche souvent à négocier avec le destin. On peut se dire que si l'on avait agi différemment, la perte aurait pu être évitée. C'est une façon de gérer l'impuissance que l'on ressent.

4. La Dépression

La tristesse profonde est une réaction naturelle face à la perte. Cette étape peut sembler accablante, et il est normal de se sentir perdu ou sans énergie. Il est important de permettre à ces émotions d'exister sans jugement.

5. L'Acceptation

Enfin, l'acceptation ne signifie pas que l'on oublie la personne perdue, mais plutôt que l'on commence à trouver un moyen de vivre avec cette perte. C'est un processus qui prend du temps et qui peut être différent pour chacun.

Il est essentiel de se rappeler que vivre ces étapes n'est pas un cheminement linéaire et fixe. On peut se retrouver bloqué dans l'une d'elles, parfois pendant une période indéterminée. Tout cela est normal. Chaque personne vit son deuil à son propre rythme, en fonction de ses croyances notamment et il n'y a pas de calendrier à respecter.

La clé est de se donner la permission de ressentir et de vivre ces émotions sans pression.

Parce qu'il n'y a aucune règle et aucune obligation de suivre ces étapes dans un ordre précis, vous êtes libre de vous y attarder, de les ignorer ou même de y revenir à tout moment.

Accepter la perte d'une personne ou d'une chose prend du temps demande du temps : c'est indéniable. Nous devons traverser des émotions douloureuses que beaucoup d'entre nous préfèrent ignorer, car elles font trop mal. Nous cherchons à nous protéger de la douleur, de la souffrance et des souvenirs qui resurgissent, souvent teintés d'une connotation désagréable, même s'ils peuvent parfois nous faire sourire.

C'est plus facile à dire qu'à faire : oui c'est vrai.

 

Personne n’a le droit de vous dire que c’est assez, que vous devez avancer maintenant. Vous avez pleuré, et c’est normal.

On m’a souvent dit : "n’y pense plus, c’est passé", "arrête de pleurer, ça ne le fera pas revenir", ou encore "avance, ça fait des années maintenant". La colère que ces mots ont suscitée en moi était immense. Je ne vais pas vous mentir, j’avais envie de gifler ceux qui les prononçaient, comme s’il y avait une date de péremption pour le deuil. Comme si, une fois cette date dépassée, nous n’avions plus le droit de pleurer, de penser à notre perte, ou de ressentir notre chagrin.

Combien de fois ai-je entendu ces phrases après la perte de mon enfant ? Souvent, elles venaient de mes proches, de ma propre famille. Cela m’était insupportable, intolérable et irrespectueux envers mon droit à faire mon deuil et à suivre mon propre cheminement. Sans oublier le fameux "je comprends" de personnes qui n’ont jamais vécu la perte d’un bébé. Je ravalais ma salive, serrais les poings, réprimant ma colère et mon indignation face à un tel manque de respect de la part de ceux qui prétendaient saisir ma souffrance, comme s’ils avaient eux-mêmes traversé cette épreuve.

Pourquoi devrais-je renoncer à faire MON deuil à mon rythme ? Et si je voulais rester dans l’étape du marchandage plus longtemps que LEUR norme ? Si pleurer chaque Noël, ou mettre un objet portant son prénom sur le sapin chaque année, me faisait du bien ? Y penser tous les jours était ma manière de ne pas l’oublier, d’honorer sa mémoire.

Je n’ai pas été soutenue ni comprise durant mon deuil. J’ai enfoui mes émotions et je n’y pensais que lorsque j’étais seule. Au moins, je n’entendais pas de reproches ni ces phrases blessantes. Cela me faisait du bien d’y penser seule.

Près de 25 ans plus tard, j’y pense toujours, mais de manière plus positive et bienveillante, avec beaucoup de douceur. Ma fille vivra à jamais dans mon cœur, mon esprit et mon âme. Elle continuera d’exister à travers mes actes, mes souvenirs, mes pensées, mes sourires et mes mots. Jusqu’à mon dernier souffle, elle sera présente, et je la ferai vivre en moi.

 

Ne laissez plus le regard des autres vous influencer. Vivez votre deuil à votre manière. Personne n’a le droit de vous dicter comment le vivre, le ressentir ou l’honorer. C’est ce que je fais aujourd’hui, surtout depuis le décès de mon père en 2022. Je me suis spécialisée dans l'accompagnent de ces épreuves douloureuses de la vie, telles que la maladie, la fin de vie, le deuil et les violences, je suis en mesure de comprendre et de vous accompagner dans ces moments difficiles.

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Merci d'avoir pris le temps de lire mon article. Partagez le sur les réseaux et n'hésitez pas à écrire un commentaire si mon article vous a plu. Ensemble, nous pouvons aider chacun à retrouver son sourire.

Prenez bien soin de vous et contactez moi si vous souhaitez être accompagné dans l'épreuve douloureuse que vous vivez aujourd'hui.

 

Silvia

Sophrologue certifiée - Formée et spécialisée dans l'accompagnement des épreuves les plus difficiles de la vie : maladie dont Cancer pour les malades et les proches, la Fin de Vie et Deuil ainsi que les Violences.

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